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Construction à la chaîne

Il est très difficile d’effectuer un tableau de bord du marché national de construction en termes de production annuelle, d’industrie du bâtiment, mis à part qu’on sait que des programmes «ambitieux» sont déjà inscrits dans les annales portant des projets de construction de prestigieuses infrastructures et du logement à la chaîne à bas prix, et peu importe ce que cela va générer, même à court terme, comme budget de réfection, d’entretien et de coûts énergétiques.

Il est vrai qu’il y a urgence à satisfaire une demande pressente, mais le fait de fixer des coûts à 32 000 DA le m2 pour le logement social n’empêchera pas de poser la problématique de construire durablement ou de l’éco construction, qui pourra s’imposer aujourd’hui dans les conditions économiquement favorables, compte tenu du matelas financier dont dispose l’Algérie en phase de construction.

La politique du logement engagée est plus orientée quantité que qualité, mais une halte s’impose pour réorienter un marché qui veut plus produire du logement à la chaîne, selon des experts d’ici ou d’ailleurs qui tirent la sonnette d’alarme quant au manque à gagner que de s’engager dans la voie de la qualité qui rime en amont, mais aussi en aval avec économie et développement d’une industrie durable qui répondra à ses besoins.

Le Batimatec, qui s’impose comme la plus grande plate-forme des échanges d’idées et débats dans le créneau, au delà de son aspect foire et expositions, s’est inscrit dans cette optique (lire PP. 19 et 20).

Bien que nous soyons encore au stade de projet pilote, mais l’initiative des 600 logements à haute performance énergétique (HPE) est louable et est à méditer pour quelle ne soit pas un luxe ; alors avis aux experts !

Construire durablement est avant tout une politique qui incitera tous les acteurs à s’impliquer. Gica, acteur de premier plan, anticipe, même s’il n’est pas encore sous contrainte sur la notion de développement durable, avec tout ce que cela implique, comme l’explique M. Adjtoutah dans l’entretien qu’il nous a accordé (lire P. 23). Aujourd’hui, le choix à la faveur du modèle architectural traditionnel que du bâtiment industriel et d’une industrie du bâtiment qui a recours à des matériaux moins énergétivores, en abondance dans la nature algérienne, sont les dernières recommandations des grands experts et chercheurs universitaires d’ici et d’ailleurs.

En attendant, des équipements industriels ou de chantier sont là pour accompagner ces projets, et les premières entreprises sont déjà en prospection de ce marché qui pour l’instant est de niche mais appelé à se développer étant donné que l’énergie fossile est en train de tarir. Donc mieux vaut construire que reconstruire.

K. A.

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