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De la construction massive à l’industrialisation massive

Avec un baril à 50 dollars, l’Algérie fait volte-face aux importations pour se tourner vers l’industrie, en souhaitant renforcer son poids de l’industrie dans le PIB. Le secteur de la mécanique, notamment l’automobile, semble la priorité du ministre de l’Industrie et des Mines qui se fixe l’impératif d’industrialiser ce secteur qui engrange plus de 12 milliards de dollars. Qu’en est-il pour le secteur du BTPH ? Le secteur de la construction dispose déjà d’une base industrielle dans les produits rouges, les ciments, la menuiserie, la céramique, l’industrie des carrières et mines évoluant au gré des projets. Mais soutenue par les différents plans quinquennaux dans le secteur du bâtiment, travaux publics et hydrauliques où il y a eu une intense activité. Si l’industrie européenne s’apprête à passer à la 4e G pour ne pas dire fera sa 4e révolution, le futur industriel en Algérie n’est pas prêt à faire le « Gap » vers les dernières technologies numériques et robotisées, probablement trop coûteuses sur les plans social et économique. Mais des investissements ont été consentis aussi bien par les entreprises publiques que privées : le cas des rénovations des 10 cimenteries du groupe Gica mues probablement par leur concurrent privé Lafarge qui rien qu’avec une seule cimenterie réalise 50% de la production de la totalité des 12 unités que compte le groupe. Très indicatif des défis de performance auxquels devraient répondre au face-à-face entre un patrimoine industriel vieux et le nouveau qui cohabitent. Une bataille concurrentielle dont tout le monde devine qui aura raison à court terme. Après la construction massive, voici arrive l’industrialisation massive pour faire face à l’importation. Quelle industrie voulons-nous faire ? La rénovée ou la neuve, la robotisée, la numérique ? Le débat a été ouvert par le patron du groupe Cevital et l’actuel ministre de l’Industrie Attendons pour voir l’issue de cette histoire. Pendant ce temps, le numérique est en train de faire sa révolution industrielle en douce sous d’autres cieux. Leur futur industriel est clair, il sera à la 4,0 qui signe la refondation de leur patrimoine industriel, donc le passage de l’automatique au pilotage à distance des machines, grâce à la révolution du numérique et du digital pour un seul but : plus de performances.

Karima A.

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