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La Bataille d’Alger

L’année 2014 est celle des grandes activités. Un vent de reprise et de déblocage touche, depuis le mois de mars, tous les secteurs de l’habitat (le génie civil, le transport et l’industrie). «Il y a du travail pour tout le monde, aussi bien pour les entreprises nationales que pour leurs partenaires étrangères qui surfent sur cette vague de la dépense publique pour relancer la machine économique.» Un propos récurrent chez de nombreux chefs d’entreprises qui se trouvent confrontés à la problématique de l’indisponibilité des compétences, ce qui est indispensable pour le développement d’une entreprise, à laquelle s’ajoute le problème de trésorerie du fait des retards qu’accuse le Trésor public à honorer la demande publique durant sa fermeture en période des bilans, mettant en difficulté les grandes entreprises face à la concurrence internationale, voire anéantissant presque celles de petite taille, nous soutiennent-ils.

Au-delà de ces problèmes organisationnels qui planent encore sur nos entreprises, dont les plans de charge sont assurés jusqu’en 2020, voire même au-delà, selon les prévisions, le taux de croissance dans le secteur de la construction devrait doubler grâce aux nombreux projets attribués dès le début de cette année 2014 et autres à lancer prochainement, ce qui constitue en en soi une note d’optimisme et de forcing pour les nouveaux conquérants, vu les grands salons organisés, comme celui du BTP ou de la FIA (juin 2014), auxquels prendront part 592 entreprises exposantes issues de 27 pays étrangers, soit 1 089 m2 consacrés aux entreprises de travaux publics algériennes et 21 719 m2 à l’espace partenariat.

Parmi les faits marquants, le retour des entreprises japonaises dans divers secteurs, dont celui minier, à cette 47e édition, après une absence depuis leur dernière participation en 2007. La première puissance mondiale sera à l’honneur avec 80 entreprises, ce qui atteste de nouvelles conquêtes.

L’autre fait marquant enregistré avant la fin du premier semestre 2014 au Batimatec, et qui annoncera probablement d’autre(s) sur cette 47e FIA, est cette bataille frontale livrée à Alger par deux pays européens pour prendre des parts de marché en Algérie.

Les pays du sud de l’Europe, sur qui plane une crise économique, viennent en quête de leur développement à l’international et entrent ainsi en concurrence frontale où tous les coups sont permis sur des marchés potentiels, comme celui de l’Algérie. Tous les secteurs sont concernés, notamment ceux des constructions, énergie et transport. Les équipementiers européens des industries céramiques réalisent leurs plus grands chiffres d’affaires en Algérie, pour ne citer que ceux-ci.

Si jusque-là seuls les grands groupes débarquaient sur le marché international, aujourd’hui on assiste à l’arrivée même des PME, des TPE et même “des aventuriers”, nous dira le P-DG d’un grand groupe d’entreprises public qui a été sollicité par ces derniers pour des partenariats.

Tout s’y prête pour que de nouveaux fronts s’ouvrent sur tous les segments, et la Safex est le nouveau théâtre de cette bataille économique d’Alger.

Karima Alilatene

 

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