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Christophe Richard, directeur général Bergerat Monnoyeur Algérie (BMA) : « Nous sommes entrain de reprendre des parts de marché »

Le marché de l’industrie des engins a entamé sa chute fin  2014. Un recul expliqué, par certains acteur des btph, par la fin des grands chantiers et le manque de lancement de nouveau de la même envergure que les deux quinquennaux 2005-2015. Mais le marché algérien reste potentiel, à moyens terme selon les pronostics de certaines entreprises très au fait des évolutions des chantiers en Algérie.  Certains acteurs de premier plan de ce secteur se déploient sur des activités semi industrielles comme le cas de Bergerat Monnoyer Algérie, qui relance l’activité Rebuild machine, un projet initié entre 20008 et 2010 de façon artisanale pour en faire une activité industrielle sous la direction de Christophe Richard qui marque son retour à la tête de BMA en 2017. Réduire la dépense des entreprises et par la même celles des importations passe aussi, pour lui, par la reconstruction des  machines Caterpillar qui coûterait selon lui 40 voire 50% moins cher que l’achat d’une machine équivalente neuve. Le directeur général qui a axé la stratégie du groupe en Algérie  pour mener à bien cette nouvelle mission de BMA, a bien voulu nous dévoiler ses plans de développement et d’accompagnement des entreprises répondre aux  besoins exprimés dans le  secteur des oil and gaz, des btph et autres de services. suivons- le :  

 

En premier lieu, on vous demandera de nous faire un petit état des lieu de  l’évolution du marché de l’industrie des engins durant votre premier mandat en qualité de directeur général des activités de  BMA, grand acteur du marché ?
Avant de revenir sur l’état du marché et des ces dernières évolutions, il y a en effet, lieu de vous mentionner que je reviens avec un nouveau projet d’investissement, dans une première phase semi industriel, réparti sur deux sites, un à Alger et le second à Hassi messaoud.  2007 à 2012, a été une période de belle de croissance pour BMA, la taille de la société a quasiment doublé;  nous nous sommes implantés à Sétif, Constantine, Oran de façon pérenne avec des ateliers dédiés aussi bien à l’automotive qu’à l’équipements Caterpillar. S’en suivit, le développement de SEM, une marque de Caterpillar avec une gamme utilité ou entrée de gamme. Cette évolution a impacté notre politique ressource humaine et nous sommes passé d’un effectifs de 250 à 450 personnes. Après on a eu une période de belle croissance jusqu’en 2014, après cette date, il y a eu une période de grosse difficulté ou le marché avait entamé sa décroissance, du fait de de nouvelle loi. Mais nous sommes adapté et heureux de fêter les 20 ans de BMA cette année.

 Belle évolution pour BMA alors que d’autres acteurs n’ont pas la même visibilité, qu’en est-il justement?
Le marché a encore chute  2017  de 30% par rapport à 2014. Certes, il n’y a pas beaucoup de chantiers nouveaux et nous attendons des lancements, tel que le port de Cherchel, qui permettrait le développement de nos clients et par la même nous. Mais nous sommes comme optimistes, il y a des petits marchés, des routes à entretenir et des minerais à extraires.

Vous aviez perdu des cartes sur la partie automotive, et vous en aviez gagné d’autres mais qui ne décollent pas…
Nous sommes toujours Mercedes, nous assurons toujours le service après vente et nous progressons sur ce segment en attendant qu’ un autre réseau prenne le relais. Mais sur tous notre réseau nous assurons le service même si nous avons perdu la carte commercial. Il est certes que nous avons cherché, une autre carte. Nous avons  contracté  un partenariat sur Sétif et Constantine et nous attendons de voir si ce celui-ci va répondre à nos velléité de croissance.  Il est vrai que nous avons pris départ au moment les entreprises avaient réduit leur budget d’entretien, mais nous, les entrées camion sur nos sites de Sétif et Constantine commence retrouver les chemins de croissance.

 Qu’en est-il des produits dédié au secteur de l’environnement ?
On parle beaucoup de cette croissance de production de déchets nous sommes à l’écoute, ce marché évolue très positivement, au gré des appels d’offres. Nous avons livré beaucoup de compacteur mais la machine à compacter  arrive à la fin de la chaîne, il  y a d’abord lieu de trouver des terrains et construire des cellules, et  je crois qu’ il y a  un  travail en amont qui est entrain de se faire avant d’arriver à compacter les déchets. 

Quel sont les changement en vue ?
Pour cela nous avons change de logo et on va sur de nouveau investissement semi industriel sur le nord et sur le sud dans l’énergie. Pour faire du Rebuild des gros moteurs de grands engins et groupes électrogènes de nos clients du secteur pétrolier,  gazier et même de nos clients privés.

 Mais je crois savoir que vous faisiez cela dans un passé récent?
Disons que nous faisions cela d’une manière artisanale, avec des capacité limité, mais avec les nouveau investissement  consentis nous permettraient de passer à une autres phases à savoir de plus d’interventions à l’échelle semi industrielle. On reprendra du matériel vieux, qu’on  reconstruira à neuf avec les même garantie. Le plus important, c’est que la valeur ajouté se fera en Algérie, ce qui diminuera la facture des importation. La différence est aussi dans l’investissement en terme de manutention pour optimiser, les capacités de rotations à 10 plus ceux que nous faisions jusque là .

 Justement y a t-il un marché ou un important parc de rénovation en investissant ?
Le matériel Caterpillar est présent depuis 1970, parmi le parc matériel existant certains équipements pourront être rénové jusqu’à deux fois, avec des taux de productivité égal au neuf. Par exemple dans les mines de phosphates, il y a vrai parc qui tournent tant bien que mal, mais qui nécessitent une seconde vie. Au delà, de l’aspect de faire l’économie à s’équiper de nouveau, il y a aussi le fait environnemental à préserver du fait qu’on  va pouvoir ré-utiliser jusqu’a 70% du poids de la ferraille des machines et des éléments composant le moteur de la transmission, etc. Il y a un parc identifier non utilisé qu’ il faut réactiver en le rénover sera beaucoup moins cher que le neuf.

Justement vous êtes à quel stade d’avancement de ce projet ?
Très avancé. Nous venons de signer pour l’acquisition du terrain à construire, je crois que nous serons opérationnel d’ici l’année prochaine.  On va démarrer en 2019, mais le plus important c’est que nous ferons évoluer le processus de sorte à atteindre des normes qualité au standard mondial avec l’appuie de Caterpillar.

 Des perspectives chiffrés ?
Nous sommes entrain de reprendre des parts de marché. Nous avons l’avantage sur nos concurrents d’être un full liner. Mais nous avons des lancements sur un segment avec une offre qui correspond à la demande du marché. Nous allons lancé en novembre la pelle 426 F2 next génération, qui se situe à mi chemin entre la 422 et la 428.

Des pelles utilité très performantes, mais accessible au niveau tarifs qui correspond à une attente des clients importante.  Elle aura de quoi concurrencer sur segment des 20 et 25 tonnes ensuite elle sera complétée des 40 à 50 tonnes, qui vont correspondre au segment ou se logent les gammes Coréenne.  On devient de plus en plus agressif, nous sommes entrain de reprendre des parts de marché. Nous avons un nouveau tractopelle 426, on sait se positionné puis nous avons la gamme Sem  qui vient complète la gamme Caterpillar. Il y a certaines applications ou y a pas  besoins de  de prendre  un produit Caterpillar.

K.A.

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