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Entretien avec Nadir Bouabas, vice-président de la Confédération algérienne du patronat (CAP) et président de la Fédération du BTP/CAP
Il faut moderniser la gestion du secteur

Le rapprochement de la CAP avec les universités algériennes répond à la volonté politique du gouvernement de booster  l’entreprise à l’esprit de compétitivité nationale et internationale.

BTP Algérie :  M.  Bouabas, la Fédération    BTP/CAP    vient    de bénéficier d’un important quota pour la réalisation de logements, qu’en est- il du nombre d’unités à construire ?

M. Nadir Bouabas : Effectivement, nous venons de bénéficier d’un quota de 120 000 logements que nous allons réa- liser par tranche, à raison de 20 000 uni- tés par programme. Le ministère de l’Habitat a accordé ce programme sous forme  de  gré  à  gré.  La  Fédération BTP/CAP est en train de coordonner les efforts avec l’ensemble des opérateurs des 48 wilayas afin de trouver les voies et moyens de réaliser le projet dans les meilleures conditions tout en respectant les délais.

Pensez-vous que les entreprises algériennes sont en mesure de relever le défi du logement en Algérie ?

Il faut dire que les contraintes qui ont été soulevées récemment avec le ministre de l’Habitat ont relancé les activités du secteur. M. Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat, a promis de lever toutes les contraintes, à commencer par la formation de la main-d’œuvre qui ré- pond aux besoins et la prise en charge des préoccupations des travailleurs dans les  chantiers, notamment en  ce  qui concerne la restauration.

Il y a aussi le problème des paiements qui revient sou- vent et qui constitue un véritable obstacle au progrès et au bon fonctionnement des entreprises. Les entreprises du BTPH ont besoin d’accompagnement au sens propre du terme afin de satisfaire la demande des travailleurs qui exigent sou- vent de l’argent liquide. Pour trouver des solutions, la CAP a fait des propositions concrètes dans le but de régler le pro- blème de la main-d’œuvre.

L’expérience qui a été mise en place dans un complexe sportif a donné des résultats encourageants. Le projet a été réalisé dans les normes et le respect des délais. Par ailleurs, il faut souligner que la mise en place de la commission inter-wilayas, qui devra se réunir une fois tous les 15 jours afin de poser tous les problèmes rencontrés par les opérateurs, vise à trou- ver des moyens d’assouplissement des procédures qui permettent de faire avan- cer les travaux qui vont aussi dans le sens du développement durable de l’entre- prise algérienne.

Où on est-on, justement, avec l’initiative du lancement d’un  projet de coordination et de rapprochement de la CAP avec l’université algérienne ?

L’initiative  répond à la volonté du gouvernement qui encourage les entre- prises à travailler en coordination avec les universités algériennes à l’instar de tous les pays qui émergent.

La coordination entre la CAP et les uni- versités va dans le sens du développe- ment des échanges  et des expériences afin de développer une nouvelle culture de gestion et vision managériales qui accompagnera le développement  de l’entreprise algérienne. De nos jours, nous assistons à la création et à l’utilisation de nouvelles  méthodes  et  matériaux  de construction dans le secteur du BTPH. La nouveauté et l’innovation présentent un produit de qualité avec des factures moins coûteuses pour les entreprises et le pays de manière générale.

Les salons Batimatec et SITP sont devenus, par la force des choses, un tournant inévitable aux opérateurs du BTPH qui avancent dans le temps et l’espace…

Effectivement, leur impact est très important dans l’environnement économique et social. Le BTPH est un secteur névralgique qui s’appuie de plus en plus sur la communication et l’échange de l’information. Les opérateurs sont avides de l’information qui leur permet d’avoir une meilleure vision des choses en plus des  opportunités  d’investissements  et économiques. Les  entreprises doivent joindre et participer activement aux actions des organisations patronales pour être au diapason de l’évolution du marché national et international.  Il faut reconnaître qu’aucune entreprise ne peut avancer et travailler dans un vase clos.

Autre  chose  à  rajouter  pour conclure ?

La réussite et le développement  de l’entreprise privée ou publique y vont de l’intérêt général et du développement du pays. Quand une entreprise souffre de certains problèmes, ce sont tous les travailleurs qui souffrent avec et vice-versa. Je dirai que la décision de permettre à l’entreprise privée de s’associer à raison de 34% avec le Fonds national des investissements  (FNI) est encourageante.  Je souhaite aussi que le gouvernement prenne en considération toutes les préoccupations des entreprises, à commencer par l’application des résolutions qui ont été signées lors de la 15e tripartite.

Omar Chaker

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