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Entretien avec Houmour Saïd, gérant de la Sarl Glass Design frères Houmour
Le métier de façadier est nouveau en Algérie

Le marché des matériaux du bâtiment est en perpétuelle évolution. Glass Design est un nouveau genre d’entreprises qui a vu le jour pour donner la tendance aux infrastructures et répondre aux nouveaux besoins de revêtement de façade dans lequel la demande se fait de plus en plus grandissante. C’est, du moins, ce que nous a révélé son premier responsable, Houmour Saïd.

BTP matériels Algérie : Présentez, si vous le voulez bien, Glass Design à nos lecteurs ?
Houmour Saïd :Glass Design a été créée en 2003, et occupe actuellement une place de choix dans le domaine de façadier. Le métier de façadier — qui est nouveau en Algérie — nous a amené à gérer beaucoup de variables, à savoir : découverte de nouveaux matériaux, de nouveaux moyens de réalisation, et de nouvelles techniques de pose. Glass Design est la première entreprise de l’Est du pays, spécialisée dans le revêtement de façades. Au départ, c’était la fabrication du double vitrage, le verre feuilleté, le verre sécurité, le verre trempé.
Ensuite, des façades ventilées, la menuiserie aluminium, les portes techniques, et tout ce qui se rapporte au corps d’état secondaire du bâtiment, du logement et tous les établissements publics. L’entreprise est sise dans la zone d’activités des 100 Logements, route de Msila, dans la wilaya de BBA.

Vous êtes sur quel projet actuellement ?
Actuellement, nous finalisons le plus grand projet qu’on réalise et qui est le centre anticancéreux de Batna. Sur cet ouvrage, nous avons posé plus de 6 000 m² de surface de façades ventilées, 2 200 portes et fenêtres en aluminium, plus de 1 500 m² de murs rideaux et 850 m² de façade en terre cuite, ainsi que plus de 250 portes coupe-feu et portes antiradiations. Ce projet de challenge a mobilisé trois équipes de montage en chantier et deux équipes de production en usine pendant deux ans. Par ailleurs, notre entreprise, forte d’un effectif de 120 ouvriers et cadres, s’a3èle sur d’autres chantiers en même temps. Durant le quinquennat passé, on a pratiquement beaucoup travaillé dans certaines wilayas : université El Annasser de 2 000 places à Bordj Bou Arréridj et le centre des impôts.
On a largement participé dans la wilaya de Jijel dans la réalisation de l’université Tassout (faculté des sciences technologiques de 4 000 places, institut de droit de 4 000 places, institut de gestion de 4 000 places, bibliothèque dotée de 1 200 places, rectorat R+10), mais également à l’université de Tiaret : habillage des façades du centre commercial, centre des impôts à Oum El Bouaghi… Une centaine de projets sont à notre actif dans d’autres wilayas comme Batna, Alger, Bouira, Msila, Sétif, Khenchela… L’entreprise s’agrandit, et nos moyens matériels et humains sont plus conséquents ; notre chiffre d’affaires actuel est de 450 millions de dinars.

Le mé&er de façadier est nouveau en Algérie. Est-ce que vous rencontrez des difficultés en ma&ère de qualifica&on de la main-d’oeuvre ?
Certes, ce métier est nouveau en Algérie mais la formation professionnelle n’est pas spécialisée encore en la matière. Et pour remédier à ce3e carence, il va falloir former une main-d’oeuvre qualifiée, trouver l’encadrement adéquat et, surtout, affiner le langage technique approprié avec nos interlocuteurs qui sont les bureaux d’études et les architectes, les administrations, les banques et les Douanes. Tous ces intervenants dans l’acte de bâtir doivent parler le même langage. L’entreprise forme environ une vingtaine d’ouvriers, encadrés par des architectes et des ingénieurs recrutés à notre niveau ; malgré cela, on manque de formateurs. C’est bien dommage pour nous, car après l’apprentissage, les ouvriers qui3ent l’entreprise.

Existe-t-il d’autres obstacles ?
Les obstacles réglementaires avec le code du marché public en matière d’attribution des marchés ; parfois, les projets sont désignés au départ en lot unique ; alors nous, on intervient en sous-traitance, chose qui ne nous est pas favorable avec les entrepreneurs. Le deuxième problème est la qualification technique ; pour passer dans un projet, la tierce entreprise dans le groupement n’est pas souvent qualifiée. Et lorsque le maître d’ouvrage n’est pas satisfait du travail final, on est dans l’obligation de refaire tout le travail. Quand le prix de pétrole augmente, cela se répercute sur le prix de la matière première importée. Les équipements industriels et les matériels sont importés. La société Glass Design apporte de nouvelles solutions dans le bâtiment et enrichit grandement l’offre pour les architectes, les designers et les entreprises dans leur choix. Dans les perspectives à venir, on espère faire la mise à niveau avec le ministère de l’Industrie, et, pourquoi pas, la certification ISO.

A. F

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